On peut posséder une belle chose sans vraiment en profiter. Une essence n'échappe pas à la règle : ce n'est pas la quantité qui compte, ni la fréquence, mais la justesse du moment. Voici quelques repères, à prendre comme une invitation et non comme une notice.
Le matin, ou le soir ?
Tout dépend de ce que l'on cherche. Certaines odeurs éveillent, dégagent, ouvrent la journée : elles trouvent leur place le matin, au moment où l'on rassemble ses idées. D'autres apaisent, referment, accompagnent la descente du soir. Le même flacon n'aura pas le même sens à huit heures ou à vingt-deux heures. Apprendre à connaître une essence, c'est d'abord repérer l'heure où elle vous fait du bien.
Le geste juste
Le plus souvent, le geste le plus simple est le meilleur : une goutte sur un mouchoir ou au creux du poignet, qu'on porte près du visage le temps de quelques respirations lentes. On peut aussi en parfumer une pièce, discrètement. Inutile d'en mettre davantage : l'odorat se lasse vite de ce qui sature, et se nourrit au contraire de ce qui reste léger.
Une essence ne se consomme pas : elle ponctue. Elle marque un seuil entre deux moments de la journée.
Laisser faire le temps
Ne cherchez pas un effet immédiat, spectaculaire. Ce qu'une essence offre tient davantage de l'habitude que de l'instant : la même odeur, retrouvée chaque jour à la même heure, finit par signaler au corps qu'un moment particulier commence. C'est cette répétition, plus que la goutte elle-même, qui installe le calme ou la clarté qu'on était venu chercher.
Faire confiance à votre nez
Aucun conseil ne vaut votre propre ressenti. Une odeur qui vous plaît agira toujours mieux qu'une odeur réputée « efficace » mais que vous n'aimez pas. Sentez, essayez, gardez ce qui vous parle. Une essence bien vécue est, avant tout, une essence qui vous ressemble.
— Florent