Génération Y : Révélateur du mal-être moderne

Une définition floue

On peut lire de nombreux articles sur la Génération Y : il suffit de taper cette expression sur Google pour en trouver à foison. Et de temps à autre, certains circulent sur Facebook.

Par curiosité, et me sentant concerné, je lis toujours les articles traitant du sujet quand je les vois passer, et deux choses m’ont particulièrement frappé :

On parle systématiquement de cette génération comme si elle était spontanément arrivée dans notre société, sortie de nulle part pour imposer ses règles. Une génération de parasites, voire de colons, d’extraterrestres, totalement étrangers au système et qui veulent s’en emparer.
Et quand elle n’apparaît pas positivement révolutionnaire, la plupart des articles font état de cette anomalie dans l’histoire de l’humanité de manière alarmiste, comme si elle allait détruire le monde, la civilisation, l’ordre établi.

– L’autre point étonnant est que le mode de définition de la génération Y est bien loin de ce que l’article même dénonce chez elle : On la décrit comme celle qui n’a pas connu de grande crise, qui a connu l’essor de l’informatique, et qui n’a pas connu le monde sans SIDA, et on enchaîne avec quelque chose qui n’a pas grand chose à voir : sa difficulté d’intégration en entreprise 1.

L’absence de crise, le PC et le SIDA suffisent-ils à faire d’une génération des enfants gâtés ?

N’y a-t-il pas, justement, un lien entre le fait qu’ils se comportent comme des enfants gâtés, et… des enfants gâtés ?

Mais la question la plus intéressante demeure : pourquoi occulte-t-on les conditions d’émergence de cette génération2 ?


Pourquoi

Pourquoi la Génération Y ?

Comme la définition de la Génération Y est floue et que cette génération n’est de toute façon pas cohérente, je vais moi aussi ne pas la définir et laisser cet article le faire au fur à mesure de sa lecture. Il faut bien garder à l’idée, donc, qu’il ne s’agit pas d’une génération dans sa totalité, mais d’une tendance générale à certains comportements.

La génération Y marque une rupture dans la société moderne. Une rupture majeure. Et bien qu’elle ait de nombreuses caractéristiques propres, lorsque l’on écrit un article à son sujet, c’est surtout pour décrire les difficultés qu’elle pose en entreprise, que ce soit dans son rapport aux autres ou dans son rapport au travail : elle est insoumise et veut trouver un sens à ce qu’elle fait. Et ça déroute les employeurs des générations précédentes, eux qui, de leur temps, considéraient qu’accéder à la possibilité de travailler (pour consommer), était une chance, et qui, par cette soumission, ne discutaient jamais ce qui leur était demandé.
Seulement voilà, nous sommes dans un monde qui tend de plus en plus à nous faire croire qu’on vit dans une période d’accélération des transformations des sociétés, que celles-ci sont spontanées, tout en occultant les conditions de ces transformations, certainement pour qu’on ne conteste jamais ces transformations, et qu’on ne s’y oppose pas, car apparaissant comme “naturelles”.

Et malgré tous les efforts entrepris pour nous le faire croire, une société ne connaît jamais de grand changement spontanément, sans y être encouragée par une influence, quelle qu’elle soit.

En acceptant cette idée, et en plaçant cette génération dans son époque, on peut rapidement déduire que les problèmes qu’elle engendre ne viennent sûrement pas de la génération Y, mais plutôt de l’écart entre la manière dont on les séduit, ce qu’on leur promet pouvoir faire, et celle dont se déroule leur contact avec la vie réelle -personnelle et professionnelle.

La génération Y est alors la conséquence directe et logique d’une société basée sur la séduction, l’encouragement à la réalisation de ses rêves et sur le désir.
La génération Y est l’enfant du marketing. L’enfant de l’illusion.

Aladin

La parfaite illusion

L’absence de crise majeure a été un facteur déterminant dans cette émergence. La violence n’ayant jamais fait partie de sa vie, le Y-er (terme très peu élégant, mais il n’en existe pas d’autre…)  pense donc qu’elle n’existe pas, et que son confort de vie est inébranlable.

L'émergence des Yers est une conséquence de l'absence de crise : en n'ayant aucune préoccupation de survie, elle peut désormais s'atteler à atteindre les niveaux plus élevés de la pyramide de Maslow.

En n’ayant plus à s’occuper des questions de survie, il peut désormais s’atteler à atteindre des niveaux plus élevés dans la pyramide de Maslow, notamment le besoin de s’accomplir. Cette recherche du bonheur est intemporelle, d’Epicure à aujourd’hui. Et certainement d’avant Epicure à demain encore.
Le capitalisme s’appuyant sur le désir, c’est donc naturellement que le marché s’est immiscé dans cette tendance au bonheur pour vendre ses produits3.
Ajoutons à cela de la littérature mystique New Age, en plus d’être médiocre en terme de contenu philosophique, telle l’Alchimiste de Paulo Coelho.

D’un côté rien qui ne tire la Génération Y vers des préoccupations élémentaires, et de l’autre, un environnement qui la tire vers la quête du bonheur : les ingrédients sont alors réunis pour faire croire à toute une génération que tout lui est dû. L’illusion est parfaite !

Notre ami Paulo

Vous reprendrez bien un peu de Bullshit ?

La Y-er grandit loin de la réalité, loin de sa brutalité et de sa saleté. Il refuse de travailler dans l’industrie brute4, car il croit que l’entreprise, comme la vie, est un monde parfaitement propre (on a bien sûr pris soin de délocaliser la partie sale – cf. Foxconn)5.

Il préfère se tourner vers des métiers « propres » : le management, le commerce, l’ingénierie derrière un bureau6. Il n’y a qu’à voir la forte attraction qu’ont les jeunes pour ce type de métiers.

Le Y-er grandit dans un cadre idyllique, loin de la brutalité du monde du travail, ce qui fait qu’il est d’autant plus sensible à ses manifestations quand elles ont lieu. Une hypersensibilité mal venue dans le monde réel, monde dans lequel la violence est inévitable.

Pas étonnant, dans ce cas, que beaucoup sont très instables professionnellement, et quittent leurs postes pour aller faire de l’humanitaire : une activité plus en phase avec l’illusion qui les a conditionnés.

La disparition de l’autorité

En outre, la marginalisation de la génération Y permet aussi aux parents de se défausser de leur responsabilité. En occultant ses origines, on la présente comme spontanément émergée, et donc, comme une fatalité, alors qu’elle est aussi la conséquence directe de la disparition de l’autorité.

Diam's - Génération Non non !

Une nouvelle tendance d’éducation veut que l’on cherche à rendre nos enfants heureux. Jusqu’ici tout ce qu’il y a de plus honorable. Mais le moyen utilisé pour cela consiste à les contraindre le moins possible. Absence de contraintes à la suite de quoi on entend se plaindre du fait qu’ils soient mal éduqués, l’éducation étant l’établissement même de limites, et donc de contraintes.

Un enfant est un esprit a priori vierge et devient ce qu’on en fait. Si on ne lui pose pas de limites, il n’en aura pas…

Et là encore, le marché n’y est pas pour rien.

Vous vous doutez bien qu’une société basée sur le désir infantilise forcément. Le travail d’éducation est en fait un travail d’entrave au désir, non pas par plaisir sadique, mais par soumission à l’intérêt du groupe, afin de se protéger de la violence du monde. Quand un désir individuel se manifeste, il peut potentiellement déstabiliser le groupe, et il est contenu si c’est le cas. L’éducation est donc un travail de préparation à la vie en société par l’apprentissage de la différation du désir, voire sa suppression totale (ou refoulement).
Seulement ceci est un obstacle au développement du capitalisme, qui a rapidement constaté que les familles traditionnelles avaient l’inadmissible et détestable tendance à conserver l’argent gagné pour elle. Comment leur reprendre cet argent ?

Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a donc utilisé le travail de tonton afin de pousser les clients à dépenser leur argent, et pour cela, il s’est appuyé sur leur  désir. C’est certainement à lui et son travail qu’on doit le fameux “Fais-toi plaisir !” et autres “On ne vit qu’une fois”.

Tonton

“Kiffe la life mec !”

Ne plus différer son plaisir, c’est donc retourner à l’état d’enfant. La non-différation, tautologiquement, c’est aussi vivre dans l’instant, donc ne plus songer à l’avenir.
Cette infantilisation du consommateur, indissociable de la recherche du bonheur poussée par la publicité et la littérature (qui reprennent exactement les thèmes de la phrase précédente), mène à une volonté de vivre sa vie selon son propre désir, et donc, à la négation de l’autre.
On en vient alors à une vie dans l’instant, sans projection dans l’avenir, à une incapacité à supporter la frustration : il faut satisfaire son désir sans délai.
Vie parasitaire assumée, décomplexée, qui se défend à coup de “je fais ce que je veux”. Une aberration pour la culture traditionnelle, d’où le fameux clash entre les générations précédentes et la Y.

Vivre selon son désir

Le désir étant, par nature, mouvant7, ce type de vie ne peut que mener au désengagement, ce qui ne fait qu’amplifier l’inadaptation du Y-er à la vie en entreprise, demeure de la planification.
La génération-parent, séduite par tout cela, mais séduite à l’âge adulte (par chance), donc toujours soumise et conditionnée par la culture traditionnelle, bercée d’illusion utopique, et ayant fait voler en éclat toute autorité8, cherche à transmettre ces nouvelles (absences de) valeurs à son enfant, ne se rend pas compte qu’elle nie avoir bénéficié de cette structure, et que cette dernière se dissoudra avec les générations.
La multiplication des méthodes d’éducation sans contrainte et sans autorité était donc logique, et de plus en plus importante, par emballement de la sensibilité vis-à-vis des contraintes, comme nous le verrons plus bas.
L’enfant est donc élevé avec peu de contraintes (ce qui en réalité est très difficile à tenir…), et reste dans le recevoir sans donner en échange. Il est donc totalement désengagé. Ajoutons à cela que l’absence de contrainte rend l’enfant-futur-adulte bien moins endurant face à la frustration. Et le mélange comburant-combustible est prêt pour l’entreprise. Ne reste que l’étincelle pour provoquer l’explosion.

L’impossibilité de la vie en entreprise

Nous avons touché du doigt les responsabilités externes à la vie d’entreprise du détachement de la Génération Y9.

Touché du doigt

Voyons maintenant les causes internes, celles liées au management, et à l’évolution de la vie d’entreprise. A partir de là, il n’est plus nécessaire de faire la distinction entre Génération Y et autres, bien que celle-ci soit la plus touchée à cause de sa sensibilité exacerbée.

Tout d’abord, le management tend à devenir de plus en plus aliénant10 : tension entre services et entre personnes pour créer de l’énergie, modification des personnalités par les formations dites de leadership. Mais également PC portables, contrats cadres (non horaires), couplés à des objectifs exigeants provoquant l’atténuation des limites entre la vie professionnelle et personnelle. Le travail travaille le salarié, même chez lui.
On touche ici à la personnalité profonde, à l’identité même du travailleur, et à sa sensibilité, sa vie extraprofessionnelle.

Les générations précédentes avaient au moins le sentiment d’attachement à la communauté, issu de la société traditionnelle, ce qui leur permettait de tenir malgré tout, tandis que la tendance au désir ne peut qu’atomiser la société en personnalités individuelles ne se souciant de rien d’autre que de leur désir propre. Le travailleur ne voudra même pas changer par soumission à la communauté, puisqu’on a détruit au préalable cette tendance.
Et si on ajoute à cela que le nouveau salarié ne fait plus d’effort, il ne peut que résister à l’idée de laisser son identité changer aussi profondément11.

L’entreprise est devenue une jungle où la violence règne, ce qui était moins le cas auparavant12. Génération Y ou non, il est difficile d’accepter la tension dans sa vie.

L’entreprise, c’est plus ce que c’était !

Par les réductions de coût de plus en plus drastiques, le confort de travail est précaire, et ce, à cause de deux points de comparaison :

  • Vue de l’extérieure, l’entreprise étant la reine de la gestion d’image, on a l’impression qu’elle est un cadre idyllique où tout le monde sourit en costard. Impression et image qui s’effondreront rapidement face à la réalité. C’est le point de comparaison extérieur VS intérieur.
  • D’autre part, la dégradation des conditions de travail génère ce mal-être13. C’est le point de comparaison temporel.

Quant à l’exercice de son métier à proprement parler -son poste- une autre forme de violence est faite, elle, intellectuelle, qui pousse à s’interroger sur le sens de son travail. Des problèmes de plus en plus précis, petits, insignifiants, qu’il faut résoudre, problèmes d’une complexité de plus en plus grande, les plus simples ayant été résolus. Problèmes dus à la fois à la course à l’innovation et à la réduction de coût qui mobilisent une énergie énorme, provoquant fatigue et usure, et récompensé tout à fait ridiculement14.
On est passé de l’ingénieur motoriste qui concevait une voiture, à celui qui passe 3 ans à faire des calculs d’effort sur une vis plantée dans un châssis. Ça fait rêver, hein ?

Qu’est-ce que tu m’apportes ?

Un point est perdu de vue très aisément en entreprise, voire totalement occulté, nié : le salarié est aussi un consommateur. Le travail de marketing effectué sur le consommateur se répercutera sur le salarié.

En effet, si la vie en entreprise modifie la culture et les modes de pensées, notamment par la rationalisation d’à peu près tout -et donc à la planification- de l’autre côté, par le marketing, elle pousse à l’écoute de ses désirs, et donc à la spontanéité -opposée à la planification.
Il s’agit là d’une double contrainte, qui mène à la souffrance au travail.

Si l’entreprise ne le satisfait pas, contrairement à ses parents qui voyaient en le travail la finalité de l’accès à la stabilité, bien plus importante que la jouissance (long terme VS court terme), le Y-er ne voit pas l’intérêt de travailler, car l’entreprise ne lui apporte rien.
La sécurité d’un système social, dont le RSA fait partie, ne l’aide pas à se sentir contraint à s’adapter.

Et après ?

Finalement, cette génération libre et potentiellement dangereuse n’est pas si étrangère à notre société. Elle en est même l’émanation. Après tout, d’où pensait-on qu’elle allait venir ?

  • Prise en tenaille entre, d’un côté, l’absence de conscience de la notion de violence, qui mène vers la tendance à la vie selon le désir, et de l’autre, le capitalisme qui, dans sa soif de croissance, modifie les comportements -et donc la culture- les générations successives ne peuvent qu’aller vers de plus en plus de désengagement. Si on ajoute à cela la précarisation des conditions de travail, et la perte d’intérêt qu’il représente, par sa technicité toujours croissante, le Y-er ne peut que rejeter cet espace d’aliénation toujours plus intrusif.
    De plus, cette génération n’étant jamais satisfaite, le marketing est alors plus manipulateur pour la séduire (d’où l’essor du neuromarketing), ce qui la mène à devenir “de plus en plus Y”.
  • Cette absence d’engagement fait que les générations Y et Z se dirigent vers la freelance, soit l’impulsion, venant du peuple lui-même, de la fin du CDI.
    Le salariat est perçu comme une contrainte dont veut se libérer le Y-er, pour avoir le choix de changer à l’envie. Il se perçoit comme une victime de ce système, sans avoir aucune conscience de la violence du monde réel, ni de la nécessité de la stabilité pour construire une vie.
    Les révolutions étant la plupart du temps menées par les jeunes, on assiste à une forme adoucie de l’esclavage : on fait travailler l’esclave contre salaire, et on fait tout pour récupérer l’argent qu’on lui a versé.

Sur le long terme, donc, le capitalisme ne fait que se détruire. Mais d’ici là, il aura eu tout le temps de piller les peuples sur lesquels il exerce son pouvoir…

Inspiré par l’extrême frustration ressentie suite à la lecture de :

 


 

[1] Nous nous attellerons ici, comme dans les articles décrits, à discuter de la génération Y de bureau, et non celle de la production, bien que certains points soient extrapolables.

[2] Il serait plus intéressant de se demander pourquoi, à notre époque, l’analyse rétrospective est systématiquement écartée des media et pourquoi l’origine de la réflexion démarre au constat -ce qui mène inévitablement à une fuite en avant. Mais ce sujet seul mérite un livre entier. Nous pouvons toutefois noter une chose : il y a une grande part d’ignorance. Etant à l’ère de la division du travail, on assiste à la multiplication des spécialistes qui ne maîtrisent que leur champs, et qui cantonne chaque fait social au monodéterminisme, sans considérer que le monde est une totalité multichamps, et que c’est l’homme qui le segmente pour l’analyser. 

[3] En effet, une fois que tout le monde a satisfait ses besoins, l’entreprise meurt. Il faut donc en créer de nouveau (d’où l’émergence de l’obsolescence programmée). D’ailleurs, c’est un appui sur cette même pyramide de Maslow qui le permet : d’abord il faut assurer au consommateur ses moyens de survie, puis son confort, puis son appartenance et son estime (les publicités qui jouent de la preuve sociale), et enfin, son accomplissement par l’association permanente d’un produit avec une illusion de bonheur (les viols émotionnels publicités qui vous mettent dans un état émotionnel intense). On retrouvera toujours au moins un des 5 paliers de la pyramide dans une publicité.

[4] J’entends de la part des fournisseurs en visserie, métallurgie, et autre entreprise où la graisse suinte sur les murs qu’ils ont peine à recruter des jeunes, à cause de l’aspect visuel de l’environnement de travail.

[5] Dans un monde où la séduction est omniprésente, la gestion de l’image est primordiale.

[6] Terme qui ferait grincer des dents un Blaise Pascal, un Léonard de Vinci ou un Nikola Tesla…

[7] Hegel décrit le désir comme cannibal : le désir pousse à sa satisfaction, et lorsque celle-ci a lieu, il disparaît pour réapparaître sur un autre objet.

[8] Une personne soumise à son désir fait forcément disparaître l’autorité. Rappelons le slogan le plus connu de mai 68 “il est interdit d’interdire !” 

[9] On suppose que la publicité et les transformation des sociétés sont des choses que subit l’individu à l’extérieur de l’entreprise, bien qu’elles émanent d’elle. Et puis, on peut toujours ne pas être d’accord avec cette assertion. 

[10] Un article est à venir à ce sujet.

[11] Quoique dans une société libérale dans laquelle l’on prône la réussite, la combativité, et donc, inévitablement, la domination de l’autre, être formé aux techniques de leadership afin de savoir influencer son prochain est une réel plaisir…

[12] Encore une fois, nous parlons ici des travailleurs de bureau, la tendance pour les ouvriers ayant probablement été vers l’amélioration de leurs conditions, malgré la dégradation de leur nombre.

[13] Pour exemple, dès que l’on sortait des bureaux d’une grande entreprise en électricité, il faisait extrêmement froid dans les couloirs, et, pis encore ! dans les toilettes… Et ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres.

[14] Vous serez sans doute d’accord si je vous disais que faire économiser 300 000 € à votre entreprise par an en revoyant la conception d’un produit ou la chaîne de production ne mérite pas une prime ponctuelle supérieure à 2000 €, ou encore, mieux qu’une cafetière, comme chez un grand fabricant automobile français. Bien sûr, vous pouvez toujours me répondre “Bah il est payé pour ça !” 

Be the first to comment on "Génération Y : Révélateur du mal-être moderne"

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*